Gérald Darmanin en Nouvelle-Calédonie pour dialoguer avec les séparatistes • TNTV Tahiti Nui Télévision

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Fin octobre, les indépendantistes avaient refusé de participer à une réunion organisée à Paris sous l’égide de la Première ministre Elisabeth Bourne pour déterminer la méthode, les sujets et le calendrier des pourparlers sur le futur statut de la Nouvelle-Calédonie après trois référendums qui l’ont rejeté. l’indépendance, mais dont cette dernière est contestée par le camp indépendantiste.

Ce temps, Gérald Darmaninqui sera accompagné durant les trois premiers jours de sa visite par son ministre délégué à l’outre-mer, Jean-François Carencaut, devrait pouvoir rencontrer FLNKS. Les différents partis qui composent le Front de libération nationale socialiste kanak ont ​​en effet décidé de tenir des réunions bilatérales avec l’Etat lors de leurs congrès.

Un signe positif, alors que les séparatistes, avec quoi le dialogue est suspendu depuis plus d’un anavaient pointé plusieurs erreurs pour expliquer leur manque de confiance : la brève visite de Yael Braun-Pivet au ministère des Outre-mer, l’annulation du premier voyage de Gérald Darmanin en juillet, et la visite en demi-teinte de Jean-François Karenko en septembre, qui a échoué pour convaincre les séparatistes de partir en voyage à Paris.

Cependant, si les partis séparatistes entendent reprendre le dialogue, ce sera la seule et unique base.indépendancecomplété par un éventuel partenariat avec la France.

De l’autre côté de l’échiquier politique, les loyalistes veulent que le pays confirme le statut définitif du territoire en tant que « Nouvelle-Calédonie en France », qui, selon eux, est légitimé par leur victoire aux trois référendums d’autodétermination prévus dans le cadre de l’accord de Nouméa. 1998 et ce qui s’est passé en 2018, 2020 et 2021.

Mais les indépendantistes, qui ont boycotté le vote du 12 décembre 2021 en raison de la crise du Covid, contestent le résultat de ce troisième référendum qui a vu 96,5% de votes pro-France mais seulement 43,8% de participation contre 85,69% en 2020 et 81,01% en 2018. .

un exercice d’équilibriste

Loyalistes et séparatistes ont cependant une chose en commun : ils veulent que le pays sorte de sa supposée neutralité et prenne position. Ce qui conduirait certainement à ce que l’un des personnages quitte la table de discussion.

Gérald Darmanin, contraint à un difficile exercice d’équilibriste, sera également interrogé sur l’aide que la France peut apporter au territoire quasi exsangue, malgré les réformes initiées par le président indépendantiste Louis Mappu.

Après son arrivée, la fonction publique fera grève pour la revalorisation du point d’indice, face à une une inflation de près de 10% en un an.

Le plus grand employeur privé du pays, la Société Le Nickel (SLN), devrait être insolvable en mars prochain au plus tard. Lors d’une visite sur place la semaine dernière, le PDG d’Eramet, principal actionnaire de l’entreprise spécialisée dans l’extraction et la transformation du nickel, n’en a pas fait mystère. Kristela Boris envisage la possibilité de demander à nouveau une aide de l’État après le premier prêt en 2016 d’un montant de 200 millions d’euros.

Enercal, la société d’économie mixte responsable du réseau électrique du territoire, est également au bord de l’insolvabilité, carhausse des prix des énergies fossiles dont la Nouvelle-Calédonie est fortement dépendante.

Des dossiers qui relèvent pourtant de la compétence de la Nouvelle-Calédonie, mais l’archipel, surendetté depuis la crise du Covid, ne peut faire face seul. Ainsi, la Nouvelle-Calédonie a contracté deux emprunts auprès de l’Agence française de développement, l’un de 240 millions d’euros en mai 2020, l’autre de 175,5 millions d’euros en juillet dernier.



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