A Mayotte, le Service militaire douanier (SMA) forme 600 jeunes par an

A Mayotte, le Service militaire douanier (SMA) forme 600 jeunes par an

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Durée de la vidéo : 4 min.

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VERS LÍDNIJ / FRANCE 2

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Sur l’île de la Grande-Terre, ces militaires forment des garçons et des filles en échec scolaire dans plusieurs métiers, du bâtiment, de la restauration ou de l’assistance à la personne. Jamel Mazi et Christophe Canck leur ont rendu visite pour le magazine « Sur la ligne »… très tôt le matin.

Sur l’île Grande-Terre de Mayotte, l’ancienne sucrerie Combani, à une demi-heure de la capitale Mamoudzou, a été reconvertie en base militaire. Mais ce n’est pas une base comme les autres. Dès 6h00, il accueille des jeunes mahorais de 18 à 26 ans qui viennent passer un entretien. Après deux mois de formation initiale purement militaire, les stagiaires pourront y suivre une formation professionnelle dans le métier de leur choix dans le bâtiment, la restauration ou l’assistance à la personne.

160 soldats professionnels sont déployés avec cette double casquette pour les surveiller. Leur mission : apprendre aux jeunes à conduire des engins de chantier ou à construire une charpente… mais aussi leur donner confiance en eux et les inciter à aller de l’avant. Sans oublier deux heures de sport quotidiennes pour les filles comme pour les garçons. Ce modèle n’existe qu’à l’étranger : c’est le service militaire adapté (SMA), un dispositif d’insertion socioprofessionnelle.

« Une fois arrivés ici, on pourra peut-être trouver du travail tout de suite. Comme ça, on n’aura pas à gérer tout ce qui se passe à Mayotte… »

Abdou, étudiant en menuiserie au RSMA de Mayotte

dans la rubrique « En ligne »

Parmi les (futurs) étudiants, tous bénévoles, des profils très différents et des situations familiales parfois difficiles. Abdou espère trouver un emploi de menuisier : le centre a développé une formation de base de menuisier pour répondre à la forte demande sur l’île. Sainati, 20 ans, célibataire avec deux enfants, aimerait travailler dans le secteur des services à la personne. Elle a déjà cherché une formation sans succès et pense qu’elle est au bon endroit. C’est plus difficile pour ceux dont les parents sont comoriens, sans papiers et sous OQTF (obligation de quitter le territoire français)…

Six cents jeunes en échec scolaire y sont formés chaque année. Selon les services de l’armée, presque tout le monde trouvera un emploi lorsqu’il prendra sa retraite du régiment de service militaire ajusté (RSMA).

Extrait de « Mayotte-Comores : la soeur de l’ennemi » dans le magazine d’information international « Sur la ligne », diffusé le 2 février 2023 à 23h00 sur France 2.

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